Les Amis du Jardin botanique littoral Paul Jovet. Association Loi de 1901
31, avenue Gaëtan Bernoville 64500 Saint-Jean-de-Luz - Téléphone : 07 80 34 55 12
 
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L’histoire de ce Jardin est indissociable de celle de ses protagonistes, sachant que si le Jardin a mis près de 30 ans à sortir physiquement de terre, son approche remonte à beaucoup plus loin (voir Historique ci-dessous).

D’une surface de 2,5 ha, le Jardin botanique littoral Paul Jovet est essentiellement un outil pédagogique. Le plan réalisé en 1991 comportait les espaces dédiés à l’installation des divers milieux naturels et d’étude. À l’usage, l’articulation entre les contraintes du site et la réalisation, s’est révélée tout à fait adaptée aux nombreuses activités pédagogiques qui y ont pris place.
Les deux « tuteurs » du Jardin, Paul Jovet et Jean Bost étaient des passeurs de savoir. Instituteur puis botaniste au Muséum national d’histoire naturelle (Jardin des Plantes à Paris) pour le premier, professeur de sciences naturelles au Lycée Ravel de Saint-Jean-de-Luz, enseignant à l’IUFM de Bordeaux, fondateur de nombreuses associations naturalistes et de réinsertion sociale, pour le second.

Le Jardin est un lieu de vie sociale, où se rencontrent les adhérents lors des nombreuses activités liées à la botanique, jardinage, initiation à la botanique, ethnobotanique, prise en charge des herbiers de Paul Jovet, programme Vigie-flore du MNHN. De nombreuses expositions et conférences ont lieu chaque année dans la Maison Jean Bost.

 

Historique du Jardin botanique littoral Paul Jovet

 

Dès 1934, le professeur Paul Jovet publie notes et mémoires sur la végétation et la flore du Pays basque. En octobre 1954, il est nommé directeur du Laboratoire du Muséum national d’histoire naturelle à Biarritz. Il déplore la disparition d’espèces, de biotopes, de paysages et défend l’utilité des jardins botaniques pour le maintien de la biodiversité.
C’est à son contact que se fait jour dans les années 1980, chez les acteurs environnementaux du Pays basque, une prise de conscience forte, de la nécessité de « porter à connaissance » et de « préservation ».

1980 – Profitant de la proposition du maire M. Ithurralde, Paul Jovet, Bernadette Lizet, Pierre Lamarque et Gil Laës de la SEPANSO-Pays Basque retiennent le site d’Archilua site de la station d’épuration de Saint-Jean-de-Luz / Ciboure, pour l’installation d’un jardin botanique.

1985 – Les naturalistes autour de Paul Jovet, dont Anne-Elizabeth Wolf, réalisent, avec des jardiniers du service des espaces verts, les premières plantations sur le terrain de la station d’épuration de Saint-Jean-de-Luz, récemment bâtie.

1989 – L’équipe de maîtrise d’œuvre chargée de créer le jardin d’Archilua sur le site de la station d’épuration est constituée. Elle est composée d’agents de services techniques municipaux, d’adhérents des associations Drosera et SEPANSO, de l’équipe liée au Muséum national d’histoire naturelle.

1990 – La municipalité embauche Michel Arrayago, jardinier dont la candidature a été retenue par Paul Jovet et son équipe, pour réaliser le Jardin. Son « bureau » est localisé dans le blockhaus situé sur l’aire de manœuvre de la station d’épuration.

1991 – Le décès de Paul Jovet ne met pas fin au projet. Le modelage du Jardin va commencer sur les plans d’Anne-Elizabeth Wolf (architecte-paysagiste DIAL) : terrassement, clôtures, allées, creusement du bassin… Les gros équipements sont réalisés ainsi que les plantations structurantes : haies, brise-vent, boisements.
Le premier Comité de pilotage est mis en place.

1994 – Inauguration du « Jardin botanique Paul Jovet », le 21 juin.
 « L’Association Paul Jovet pour le jardin botanique de la flore littorale et des espèces menacées du littoral Basque » est déclarée en préfecture le 22 décembre. Présidente fondatrice : Anne-Elizabeth Wolf.
« En vue du développement du Jardin, l’Association s’engage à mettre en œuvre un programme de plantation et assurer l’animation sur la base d’un programme annuel » : première convention signée avec la mairie.

1995 (22 mars) – Dépôt du permis de construire du bâtiment d’accueil. Cependant les demandes de subventions correspondantes ne sont pas confirmées.
Le décès de Jean Bost et le changement de municipalité induisent une mise en sommeil du projet.
Néanmoins l’entretien du Jardin, non encore totalement planté, est assuré par Michel Arrayago et le service des espaces verts.

1995 à 1999 – Diverses actions sont menées conjointement par les associations « Drosera » et « Paul Jovet » afin de redynamiser le projet.
- 1996 Plantation d’arbres, au Jardin, en hommage à Jean Bost
- 1997 Rendez-vous à Saint-Jean-de-Luz, entre le député-maire et Suzanne Jovet-Ast, et à Paris à l’Assemblée nationale, avec des scientifiques du Muséum.
1998 Exposition « Jardins botaniques » afin de sensibiliser les Luziens.
Nouvelle convention de partenariat avec la municipalité pour la mise en valeur du Jardin, et les conditions de fonctionnement.
- 1999 Enquête sur l’organisation, la gestion, le financement de divers Jardins botaniques français, dont le résultat est fourni à la municipalité.
Le Conseil d’Administration passe de 4 à 7 personnes. Son siège est transféré à Sagardian. 10 adhérents constituent «Les Amis du Jardin botanique Paul Jovet».

2000 – L’audit réalisé par un cabinet spécialisé marque la première phase de la volonté municipale de reconsidérer la faisabilité du Jardin botanique.

2001 – La mairie s’engage en nommant le conseiller chargé de l’environnement, responsable de l’organisation de Comités de pilotage réguliers.
L’Association organise des activités de plus en plus nombreuses, et se renforce.

2002 – La municipalité engage les gros travaux de réhabilitation indispensables à la mise en valeur du Jardin et subventionne l’Association pour lui permettre d’engager son premier salarié, jardinier-botaniste-animateur : Domeka Zubeldia.

2003 – Un abri permet à notre jardinier de faire face à ses diverses tâches.
Premières récoltes de graines (armoire réfrigérée). Premières étiquettes botaniques (machine à graver).
Premier échange de plantes du 8 mai.
Mise en chantier de la conception des tables signalétiques des grands milieux, désormais bien représentés au Jardin.

2004 – Publication d’un premier document « Jardinons ensemble ». Premiers stagiaires au Jardin. Première convention avec l’association A.D.E.L.I.
Participation aux journées techniques organisées par les Jardins botaniques de France et des pays francophones.
2e et 3e échanges de plantes, au printemps et en automne.

2005 – Implantation du labyrinthe arbustif. Les milieux s’enrichissent de nouvelles plantations.
L’espace technique du Jardin est aménagé. Une parcelle est réservée au groupe jardinage.
Les actions pédagogiques et d’accueil ponctuel se poursuivent ainsi que la réception de stagiaires.
Réalisation du dépliant sur le Jardin botanique Paul Jovet, distribué lors de l’inauguration du Sentier littoral.
4e et 5e échanges de plantes.

2006 – Création du Jardin des Utiles.
Le permis de construire de la Maison Jean Bost est accordé le 22 août.
Les activités pédagogiques, d’animation, de structuration de l’Association s’amplifient : création d’un groupe communication pour la création d’un site web, d’un dépliant, en prévision de l’ouverture au public du Jardin.
6e et 7e échanges de plantes, au printemps et en automne.

2007 – Création d'un poste de direction qui complète l'équipe en place : Jardinier-botaniste-animateur et Jardinier-animateur..
Remaniement et plantation de la rocaille abritée. Enrichissement de la chênaie et de la pinède.
Réfection des carrés botaniques expérimentaux en bois de robinier rétifié, et de l’amphithéâtre en troncs de pins recyclés.
Terrassement et mise en chantier de la Maison Jean Bost.
Réception le 31 août de l’expédition : « Sur les traces d’Augustin Pyramus de Candolle 200 ans après ».
Réalisation d’un atelier et tenue d’une conférence à la Fête de la corniche, les 22 et 23 septembre. 8e et 9e échanges de plantes.
Le volume des animations scolaires devient conséquent : 459 élèves sont reçus au Jardin.
L’Association est prête à ouvrir le Jardin au grand public.

2008 - Ouverture au public, du Jardin botanique littoral Paul Jovet le 22 mars.
10e et 11e échanges de plantes.

2009 - Le Conservatoire Botanique National Sud-Atlantique y établit son relais méridional.
12e et 13e échanges de plantes.

2010 -L'Association compte 3,5 postes salariés.
Elle développe ses activités de sensibilisation au patrimoine naturel local (dominante botanique), ainsi que ses activités de botanique appliquée comme la revégétalisation de la lande littorale, le transfert d'espèces protégées (grémil prostré et séneçon de Bayonne). La fréquentation du jardin augment de 4 % ; le bénévolat s’établit à 4117 heures.
L'Association a accueilli 1102 élèves dont 27% en langue basque.
Les plantations du Jardin gagnent en maturité, les travaux s'y font en partenariat avec les services espaces verts de la ville de Saint-Jean-de-Luz et l'association d'insertion ADELI. Les plessis de l’Arbre au bateau et du labyrinthe sont remplacés. Les cyprès de la pinède sont progressivement éliminés.
Lancement de la formation d’ethnobotanique sous la direction de deux ethnologues, Stéphanie Fance et Bernadette Lizet, professeur au Muséum national d’histoire naturelle.
L’Association des Journalistes de Jardins et d’Horticulture décerne au Jardin son prix mention « Initiative citoyenne ».
14e et 15e échanges de plantes.

2011 – 16e et 17e échanges de plantes.
900 élèves ont été reçus au Jardin, 6 expositions, 10 conférences, 21 sorties découvertes pour 316 participants, 388 personnes ont participé aux visites guidées.

2012 – 18e et 19e échanges de plantes.

Rendez-vous à l’assemblée générale pour le bilan de l’année.







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Paul Jovet

Né à Paris le 16 août 1896 et décédé à Athis-Mons le 28 avril 1991, Paul Jovet était un vrai parisien, ou mieux un parigot. Habitant de la ville, il y recherchait tout ce qui l'attirait à la campagne. Vrai naturaliste de son époque, il étudiait tout les aspects de la vie animale et végétale. Instituteur, puis botaniste au Muséum National d'Histoire Naturelle, c'est cette discipline qu'il privilégia dès 1923, date de son entrée à la Société botanique de France. Sa carrière se déroula au sein du Laboratoire de Phanérogamie qui héberge l'Herbier national, patrimoine mondial de plus de 10 millions d'échantillons de plantes, et où il prit en 1960, la direction du Centre national de Floristique, créé pour lui.

Initié aux richesses du Pays basque dès les années trente, il fut nommé directeur du Laboratoire du Muséum établi au Centre d'Études et de Recherches Scientifiques de Biarritz en 1954. Il y séjourne régulièrement jusqu'à la fin de sa vie, étudiant la richesse spécifique et le micro-endémisme de cette région, et publiant sur ces sujets une centaine de titres sur les quatre cents de sa liste de travaux, dont trente-cinq publiés dans le Bulletin du CERS, ainsi que la Carte de la végétation dite de Bayonne, établie avec G. Dupias et publiée par le CNRS. Cette carte parue en 1969 couvre un large territoire s'étendant du littoral jusqu'à Roncevaux.

Paul Jovet constatait au fil des années la disparition d'espèces, de biotopes et de paysages, et défendit ardemment le projet du Jardin botanique, conservatoire des espèces menacées du littoral. Comme les herbiers Jallu et Richter, documentation unique sur le Pays basque, les 16 000 échantillons qu’il a récoltés dans le Sud-Ouest (Pays basque et Landes) représentent une valeur scientifique inestimable, informant de façon formelle sur la présence et la disparition d'espèces végétales, la date d'introduction d'espèces étrangères sur une grande période de temps, une soixantaine d’années en l’occurrence.

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Jean Bost

Jean Bost est né à Duras (Lot-et-Garonne) en 1934, et décédé à Bordeaux le 15 novembre 1995.
Lui, «l'homme paysage», a oeuvré à la connaissance des «espaces et des espèces» avec un constant humanisme, faisant preuve d'une pédagogie adaptée à chacun de ses interlocuteurs, suscitant la naissance d'associations, afin de rassembler les énergies et pérenniser l'action. «Le club U.N.E.S.C.O.», «Les Amis d'Abbadia », « Drosera », «Le CADE», «A.D.E.L.I.», lui sont reconnaissants du travail accompli en leur sein ou même, lui sont redevables de leur création.

«L'Institut Culturel Basque», «Lauburu», «Ekaïna» ont reconnu et intégré ses compétences dans leur enseignement et leurs publications.

Son enseignement des Sciences naturelles au Lycée Ravel de Saint-Jean-de-Luz, ses interventions à l'Institut Universitaire de formation des Maîtres de Bayonne, ont marqué plusieurs générations d'élèves et d'enseignants de 1962 à 1995.

Les recherches qu’il effectua à la demande des Administrations, dans le domaine de l’Ecologie tant en bibliothèque que sur le terrain, et qui furent appliquées en particulier aux plans d’occupation des sols de Saint-Jean-de-Luz et des communes avoisinantes, ont marqué de son style les dossiers officiels correspondants.

Les barthes d'Illbaritz, les chemins d'Ibardin-Erintsu et de Saint-Ignace, le sentier botanique des falaises et bien sûr le Jardin botanique, sont autant de ses pas que suivent des milliers de visiteurs.
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